À propos

Continuer de créer, même lorsque l’on croit que l’art ne donnera aucune réponse, aucun chemin. Tel est sans doute le dépouillement le plus grand, l’humilité la plus difficile.

Mais c’est là, semble-t-il, la condition pour que la création artistique soit constamment ramenée et réduite à l’essentiel, à cette solitude commune à tous les êtres humains quand ils se taisent et regardent, en eux, autour d’eux, ce mélange de lumière et d’obscurité qui les compose.

C’est aussi à la condition de ne pas se dérober à cette vocation de détachement que le commencement est possible, que l’émergence d’un nouveau monde est possible.

Car qu’est-ce que le nouveau monde sinon le monde vu pour la première fois, le monde qui n’a pas encore été nommé et qui oblige à découvrir, lentement, le chemin qui va des choses jusqu’aux yeux et des yeux jusqu’à la matière qui apparait, elle aussi pour la première fois, au bout de la main du peintre.

Si la toile était le monde retrouvé ?

Tel est le voyage offert par Laurent DEPREZ.

LAURENT DEPREZ